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[PAP15] Développement d'un Wattmètre relatif dédié à la mesure en voie montante sur réseaux radiomobiles

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datepub: December 2015,
Pages: 49,

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Résumé: L’usage du téléphone mobile s’est considérablement modifié et continue de le faire au fil des évolutions technologiques qui ont permis une diversification des usages par la disponibilité de smartphones aux capacités toujours plus importantes et de réseaux de radiotéléphonie permettant des débits de données accrues. Il devient alors de plus en complexe de caractériser l’exposition de l’usager au téléphone mobile. L’augmentation des débits a été obtenue par l’augmentation de l’efficacité spectrale des technologies successives 2G, 3G, 4G. On est ainsi passé de 0,5 bits/s/Hz en GSM à 2,5 bits/s/Hz en LTE et jusqu’à 15 bits/s/Hz en LTE Advanced. Les modulations utilisées ont été améliorées, et en particulier il a été nécessaire de mettre en place des stratégies de gestion de la puissance émise par les téléphones, à la fois pour préserver l’autonomie du téléphone, mais aussi pour conserver l’efficacité du réseau en évitant les interférences entre mobiles par exemple. La puissance émise par le téléphone varie en fonction du temps sur plusieurs échelles, énumérées ici de la plus rapide à la plus lente : • Variations rapides dues au type d’accès mis en œuvre dans la technologie : émissions répétitives toutes les 4,6 ms d’un burst de puissance de 576 µs en 2G, émission permanente en 3G, slots de temps de 1ms minimum dépendant de l’affectation des ressources, elle-même dépendant de l’usage. • Adaptation plus ou moins rapide de la puissance émise : au rythme de 2Hz en 2G, de 1,5 kHz en 3G, de 1kHz en 4G • Variation selon l’usage du téléphone et selon la technologie disponible sur le lieu d’utilisation du mobile. Par ailleurs, le principe de neutralité technologique qui entrera en vigueur en mai 2016 implique qu’il n’y a plus de lien entre fréquences utilisées et technologies. S’agissant de l’exposition aux signaux modulés, le rapport « Radiofréquences et santé » d’Octobre 2013 recommande de mesurer les formes temporelles des signaux, la variation de puissance dans le temps de façon à considérer à la fois la valeur moyenne et la valeur crête. Les moyens de mesure actuels permettent de mesurer un niveau d’exposition moyen global de toutes les sources, mais ne permettent pas des mesures de la puissance instantanée en identifiant spécifiquement comme source le téléphone portable. Il existe sur le marché des dosimètres personnels radiofréquences, destinés à être portés près du corps, de façon à mesurer et enregistrer le niveau de champ électromagnétique ambiant auquel est exposé le porteur. Certains sont sélectifs en fréquence comme le modèle EME SPY de marque Satimo et le modèle ESM140 de marque Maschek. Ces dispositifs ne sont pas destinés, à proprement parler, à mesurer la puissance rayonnée par un téléphone mobile : ils n’enregistrent pas la grandeur mesurée avec un pas d’échantillonnage dans le temps suffisamment fin, et, placé très près du téléphone, ils perturberaient fortement son rayonnement.

BibTeX

@misc {
PAP15,
title="{Développement d'un Wattmètre relatif dédié à la mesure en voie montante sur réseaux radiomobiles}",
author="C. Pautot and I. Ahriz and P. Provent",
year=2015,
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